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Ex-ouvrier du bâtiment et homme politique nouvellement élu du Animal Justice Party fait forte impression dans le monde entier avec un discours venant du fond du cœur

À la fin de l’année dernière, l’Animal Justice Party (AJP) a remporté un siège à la Chambre Haute de l’État australien du Victoria. Andy Meddick, ex-ouvrier du bâtiment et membre actif du syndicat, a été élu au nom de l’AJP et il vient de parler pour la première fois au Parlement la semaine dernière. Son discours inaugural exceptionnel, personnel et venant directement du cœur, a touché beaucoup de gens. Le discours contenait non seulement un message important pour les Australiens, mais également pour tous les gens au monde.

Le discours inaugural complet d’Andy Meddick en anglais

Le gain d’un siège pour l’Animal Justice Party dans l’une des plus grandes régions agricoles de l’État australien du Victoria signifie une percée décisive pour le mouvement de défense des droits des animaux dans la politique australienne. Andy Meddick, élu au nom de l’AJP, a ému ami et ennemi avec son discours inaugural inspirant et personnel.

Meddick est né dans une famille extrêmement pauvre et il a dû quitter la maison à treize ans, car ses parents ne pouvaient plus le soutenir. Il a travaillé pendant de nombreuses années comme ouvrier du bâtiment et jusqu’en 2013, il s’est principalement occupé des droits des travailleurs. En 2013, il a eu un grave accident et il a été chargé d’effectuer des tâches légères dans un jardin. Le jardin était situé juste derrière un abattoir de cochons. La seule chose qu’il a entendue pendant cette période, c’était les cris anxieux des cochons. Lors de son dernier jour de travail dans le jardin, Meddick a décidé qu’il ne pouvait plus faire partie du système qui abusait autant des animaux et qu’il devait faire quelque chose pour changer le système. La même année, il est devenu membre de l’AJP.

Meddick: ‘C’est ainsi que j’ai compris qu’il y avait encore d’autres changements à faire. Je me sentais appelé à ne plus exploiter les animaux non-humains. Et en plus: les animaux devaient faire partie de mon plaidoyer, mon combat pour la justice, pour tous.

C’est extraordinaire, n’est ce pas? Que quelqu’un comme moi, un gamin débraillé des banlieues de l’ouest, un monteur d’échafaudages, un syndicaliste, un activiste végétalien des droits des animaux, puisse être ici aujourd’hui, le lieu où de grands faits peuvent être accomplis. Où des vies peuvent réellement être sauvées.

Victor Hugo a écrit: Il n’y a rien de plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. L’idée que les animaux devraient être représentés au niveau du pouvoir ne vient pas seulement de frapper à la porte, elle les a brisées et elle revendique d’être entendue.’

Mouvement d’émancipation international

Quelques représentants du mouvement politique international pour les droits des animaux et la durabilité

L’AJP fait partie d’un mouvement social international en forte croissance en faveur des droits des animaux, la durabilité et une société juste pour tous. Meddick fait référence à ce mouvement dans son discours:

‘Le mouvement de protection des animaux englobe le monde entier et il est en train de devenir le plus grand mouvement de justice sociale de ce siècle. Et il est important pour moi de reconnaître qu’il s’agit d’un mouvement initié pour la plus grande partie par des femmes. Je suis à la fois humble et fier d’être le premier député au Parlement du Victoria à avoir été élu non seulement pour représenter la plate-forme des droits des animaux, mais aussi celle qui s’engage pour la reconnaissance et la lutte pour tous ceux qui sont marginalisés, qui ne sont pas représentés et dont les voix ne sont pas dûment prises en compte ou respectées.

Mots de réconciliation


Andy Meddick au Parlement

Dans son discours, Meddick a également fait un de geste de réconciliation, tout en tendant la main de l’amitié aux agriculteurs:

‘Une chose que le grand Martin Luther King, Jr. a souvent dite, m’apporte toujours un sentiment de calme, un sens de but renouvelé. Il a dit: ‘La Lâcheté pose la question, ‘est-ce sans danger?’ L’Opportunisme pose la question, ‘est-ce politique?’ La Vanité pose la question, ‘est-ce populaire?’ Mais la Conscience pose la question, ‘est-ce juste?’. Et il arrive alors un moment où quelqu’un doit prendre position pour quelque chose qui n’est ni sans danger, ni politique, ni populaire mais il doit le faire parce que sa conscience lui dit que c’est juste.’

C’est pour cette raison que je suis ici. Pour représenter les incroyables habitants de l’ouest du Victoria, pour agir selon ma conscience et pour faire ce qui est juste pour eux. Pour eux tous. Ils sont tous de la plus haute importance pour moi. La faune indigène et les animaux de compagnie domestiques. Les peuples des Premières Nations et les diverses peuples des différentes villes régionales. Et les agriculteurs.

Oui, les agriculteurs. Je suis ici pour leur tendre la main de la compréhension. Pour leur offrir un rameau d’olivier. Pour les aider à s’adapter aux changements que l’urgence climatique va nous tous obliger à mettre en œuvre. Et non seulement à cause de cela, mais aussi parce que la réorientation fondamentale dans notre façon de voir les vies de tous les êtres sensibles – des animaux non-humains; ce sont des êtres avec des familles à eux, des vies à eux et leurs propres intérêts -, est maintenant devenue un élément constitutif de la société moderne.

Afin de survivre dans ce monde et de continuer à y jouer un rôle pertinent, nous devons refléter les valeurs de toutes les communautés. Si nous persistons dans les valeurs des années 1950 au lieu de celles de l’année 2019 et au-delà, nous ne serons pas plus qu’une parodie. Nous deviendrons Don Quichotte lui-même: fous de peur, basculant sur les moulins à vent du progrès et une société en évolution vers de nouvelles valeurs. Nous serons impertinents en tant que guides.

Nous devons avant tout promulguer ou modifier des lois, guidés par ce trait de caractère simple, puissant et magnifique, inhérent à nous tous: la compassion. Parce que pour les animaux, nous sommes à la fois leur plus grande menace et leur seul espoir.’